avare

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Farânzi[Sepe]

Pasûndâ [Sepe]

avare \a.vaʁ\ linô kôlï wala linô gâtï

  1. ...
    • Ma femme […] m’invectivait, réclamant toujours quelque argent, que je ne pouvais lui donner. Et elle me traitait d’avare, de grippe-sous, de sans-cœur. — (Octave MirbeauLettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Et quand il n’y aurait qu’un vers heureux à se voler à soi-même, il ne faut rien négliger : les vieillards sont un peu avares. — (VoltaireLettre à d’Argental, 27 octobre 1760,)
    • Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé pour être avare. — (Jean de la Bruyère, 11,)
    • Tu céderas, ou tu tomberas sous ce vainqueur, Alger, riche des dépouilles de la chrétienté. Tu disais en ton cœur avare : Je tiens la mer sous mes lois, et les nations sont ma proie. — (« 
  • Firmin Didot Frères, Libraires, Paris, 1841 » na BossuetOraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, reine de France et de Navarre, prononcée à Saint-Denis, le 1er de septembre 1683, dans Œuvres de Bossuet)
    • Son naturel… Le fit, dans une avare et sordide famille,
      Chercher un monstre affreux sous le nom d’une fille.
      — (Nicolas BoileauSatires, X)
  1. (Zäzämä) ...
    • Quoi que le sort te donne, il t’est encore avare,
      S’il pèse ton mérite et mon affection.
      — (Jean de RotrouBélisaire III, 7,)
    • En vain vous espérez qu’un dieu vous le renvoie ; Et l’avare Enquérons ne lâche pas sa proie. Ainsi il continue le mouvement. — (Jean RacinePhèdre, II, 5)
    • C’était un voyage qu’une petite troupe eût eu assez de peine à faire quand même elle n’eût point eu d’attirail, car il y a grande disette d’eau par toute cette contrée, et le ciel lui en est aussi avare que la terre. — (Quinte-CurceVie d’Alexandre, livre IV, traduction de Claude Favre de Vaugelas, 231)
    • Et tout ce que des mains de cette reine avare Vous avez pu sauver et de riche et de rare. — (Jean RacineAthalie, IV, 2)
    • Le nôtre [notre cœur] s’endurcit, la repouſſe, l’égare : Le bras qui la verſait [la grâce] en devient plus avare ; Et cette sainte ardeur qui doit porter au bien, Tombe plus rarement, ou n’opère plus rien. — (Pierre CorneillePolyeucte I, 1,)
  2. ...
    • Il est avare de son temps.
    • Marius de leur sang eût été moins avare ; Sylla les eût punis. — (VoltaireLa Mort de César I, 4,)
    • Je me plains seulement de ce pays barbare
      Qui de six pieds de terre à son prince est avare.
      — (Jean de Rotrou, Antigone, IV, 3)
    • Avare du secours que j’attends de tes soins. — (Jean RacinePhèdre, IV, 2)
    • La première [fille d’honneur de la duchesse], que son mari n’avait pas assurément épousée pour ses beaux yeux, était faite comme la plupart des riches héritières, pour qui l’équitable nature semble avare de ses richesses à mesure qu’elles sont comblées de celles de la fortune. — (Antoine HamiltonMémoires de Grammont 7,)
    • Alors, grave dans sa démarche, réservé dans ses politesses, avare de mots, chiche de pensées, on l’expédie en pays étranger. — (Les Français peints par eux-mêmes, 1841)

Pandôo [Sepe]

avare \a.vaʁ\ linô kôlï wala linô gâtï

  1. wakïön
    • C’est un avare.
    • Une vieille avare.
    • Je n’ai pu rien tirer de cet avare.
    • L’Harpagon de Molière, le père Grandet de Balzac, l’Ebenezer Scrooge de Charles Dickens sont trois types de l’avare.

Âlïndïpa[Sepe]