croire

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Farânzi[Sepe]

Palî [Sepe]

croire \kʁwaʁ\ wala \kʁwɑːʁ\

  1. , mä na bê
    • Je crois que les disputes théologiques sont à la fois la farce la plus ridicule et le fléau le plus affreux de la terre, immédiatement après la guerre, la peste, la famine et la vérole. — (« Credo » na Abbé de Saint-Pierre, cité par VoltaireDictionnaire philosophique,)
    • Le plus souvent des observations ultérieures permettent de rectifier les erreurs d'un premier résultat : c'est ainsi qu'on avait cru d'abord que Nysa devait couper l'orbite de Mars, tandis qu elle est toujours à 15 millions de lieues au moins au-dessus de cette planète. — (G. Lespiault, « Note sur les petites planètes situées entre Mars et Jupiter » na Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 1861, tome 2, lêmbëtï 180)
    • — J’hallucine, dit Colette. [—]. Quand je raconterai ça aux copines, elles ne voudront jamais me croire.
      — Portenawaque, estima Coline en son obscur langage.
      — (Bernard Suisse, Motus et babouches cousues, Éditions Le Manuscrit, 2005, lêmbëtï 147)
  2. (Bîanî, Mbîrîmbîrî nî) (Nzapä) ...
    • Je vis une foule prodigieuse de morts qui disaient : "J'ai cru, j'ai cru" ; mais sur leur front il était écrit : "J'ai fait" ; et ils étaient condamnés. — (VoltaireDictionnaire philosophique ; article Dogmes.,)
    • Le Christianisme romain tend alors à n'être qu'un formalisme rituel, pour lequel l'idéal du fidèle devient le bon paroissien qui pratique et qui croit sans discussion. — (Louis RougierHistoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, édition 1966)
    • Ai-je cru vraiment, à cette époque ? Il me semble que j’ai marché dans la chose de la sainte religion, comme dans les images d’Épinal, ou dans mes bouquins de contes de fées à tranches dorées. — (Victor MéricLes Compagnons de l’Escopette, 1930)
    • En sixième, quand on a fait la mythologie grecque, je me suis dit que c’était normal que les gouers, ils croyaient que Jésus était le fils de Dieu parce que leurs ancêtres, ils croyaient bien qu’Héraclès était le fils de Zeus. — (Houda Rouane, Pieds-blancs, Éditions Philippe Rey, 2006, lêmbëtï 128)
    • Vivre comme un dieu exige que l’on cesse de croire aux dieux. Ainsi, la leçon des épicuriens est que la philosophie change les hommes en dieux en leur enseignant qu’il n'y a pas sur cette terre d’autres dieux qu’eux-mêmes dès lors qu’ils auront cessé de croire et vainement d’espérer. — (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, âlêmbëtï 72-73)
  3. ...
  4. ...
    • A l'en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, 1938)
    • Si vous m’en croyez, vous ne ferez pas cela.
  5. ...
    • Pour un peu, on aurait cru être sur le plancher des vaches. Un seul coup d'œil par-dessus la rambarde remettait les pendules à l'heure. Il y avait déjà deux jours que le bateau filait vers le grand Nord, à la vitesse maintenue de vingt nœuds. — (Jean Lhassa, Dernières nouvelles d'ailleurs, Éditions Publibook, 2009, lêmbëtï 209)
    • Aucune trace d’effraction, rien de forcé, pas d’empreintes digitales ni d'ADN étranger au personnel. Rien ! À croire que les types ont opéré en scaphandre. — (Jérémie Lebrunet, Alice et le Crédit solidaire, Éditions Destination Futur, 2013, partie 2)
  6. ...
    • Il était entièrement vêtu de casimir noir, ainsi qu’il convient à un notaire. Mais comme on se trouvait au plus fort de l’été, M. Bernard avait cru pouvoir égayer sa tenue sévère d’une ombrelle d’alpaga blanc. — (Octave Mirbeau« La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
    • Parce que l’astronomie parvenait à calculer les tables de la lune, on a cru que le but de toute science était de prévoir avec exactitude l’avenir; […]. — (« chapitre IV,La grève prolétarienne » na Georges SorelRéflexions sur la violence, 1908, lêmbëtï 190)
    • Une heure auparavant, j’avais cru que Mauricette serait l’héroïne de mon aventure... Sa mère m’enflammait dix fois davantage. — (Pierre LouÿsTrois filles de leur mère, 1926)
    • Recule vite, cherche le dur, le sec, ou tu es perdu. Tu croiras t’échapper en avançant […]. Tu t’enfonces davantage […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
    • Les feuilles éparses autour des crottes m'incitèrent à croire qu'il avait même pris le soin de se torcher l’oignon. — (Jean Delou, Le safari sanglant, Éditions du Scorpion, 1961, lêmbëtï 99)
  7. (Tî halëzo) ...
    • Tu pensais qu'il allait t'écouter ? T'as cru ou quoi ?
    • Nan mais le mec il a trop cru que j'allais le laisser copier sur moi...
  8. (Kürü) ...
    • A moins, peut-être, que l’écroulement de leur rêve ne vînt à les ramener l’une vers l'autre. Mais elles croyaient toutes deux à leur but, les désabusées et les meurtries; elles y croyaient avec la même ferveur, la même volonté. — (Béatrix Rodès, Les errantes, Édition Revue Helvétique, 1902, lêmbëtï 210)
    • Qu’un musulman croie la viande de porc immangeable, l’alcool imbuvable, la chevelure d’une femme obscène par définition, blasphématoire la représentation du visage d'un prophète qui fut un homme, libre à lui. — (Michel OnfrayLa philosophie féroce, II : Traces de feux furieux)
    • Il proteste de son innocence, mais je n’y crois pas.
    • J’avais à voir un ami à Angers ; bon et brave jeune homme à la tête ardente et au cœur pur, qui a encore des années à croire à tout, puis qui finira comme les autres, mais seulement plus tard que les autres, par ne plus croire à rien. — (Alexandre DumasLa Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
  9. ...
  10. (Wapolïpa) bânza
    • Des landes, des rocs stériles, çà et là une bande de pâturage aromatique et dru, quelques champs pierreux, partout des oliviers : on se croirait dans notre Provence. — (Hippolyte TaineVoyage en Italie, volume 2, 1866)
  11. (Mbumbuse, Wapolïpa) ...

Pandôo [Sepe]

croire \kʁwaʁ\ wala \kʁwɑːʁ\ linô kôlï

  1. ...
    • N’assiste-t-on pas, durant les années 1960, comme le croit le philosophe linô gâlï, à une « révolution du croire »? Les attentes spirituelles disparaissent-elles ou sont-elles investies ailleurs? — (Éric BédardRecours aux sources, Montréal, Boréal, 2011, lêmbëtï 143)

Âlïndïpa[Sepe]

  • Karan, Elke, Kêtê bakarî tî Sängö: Farânzi, Angelëe na Yângâ tî Zâmani, 1st ed., 1995 → dîko mbëtï