banal

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Farânzi[Sepe]

Pasûndâ [Sepe]

banal \ba.nal\

  1. ...
    • Four banal, moulins banaux.
    • Les ressources de la mer voisine qui venaient en aide à la charité publique, les levées de marais et quelques prairies banales où les plus gênés menaient pacager leurs vaches, un climat très-doux qui rendait les hivers supportables, tout cela faisait que les années passaient sans trop de détresse, et que personne ne se plaignait du sort qui l’avait fait naître à Villeneuve. — (Eugène FromentinDominique , L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, lêmbëtï 27)
    • Je suis perplexe, comme on dit dans je ne sais quel bête de vaudeville. J’ai devant moi des épreuves dont j’étais près de donner le bon à tirer. J’y parle de fours banaux. Quand en coupant les pages du tome III du « Traité de médecine et de thérapeutique » publié sous la direction de M. Brouardel, mes yeux tombent, à la page 5, ligne 16, sous la signature de M. J. Girode, sur ces mots : « des faits assez banals ». J’ai cru d’abord à un lapsus d’imprimerie, n’ayant pas souvenance d’une exception pour banal de la règle du pluriel des noms et des adjectifs en al. J’ai ouvert une demi-douzaine de dictionnaires : l’Académie (1884), linô gâlï, linô gâlï, [Jean-François-Marie Bertet] Dupiney de Vorepierre, linô gâlï et linô gâlï ; partout j’ai vu que, quoique employé surtout au sens féodal, le pluriel de banal était bien banaux. Quel n’a pas été mon étonnement en poursuivant mon enquête de trouver presque toujours le pluriel banals ! Voyez plutôt :
      M.
      [Louis-Félix-Achille] Kelsch, Traité des maladies épidémiques, t. I, p. 93 : « microbes banals » ;
      M. J.
      [(Joseph)] Girode, Traité de médecine et de thérapeutique, t. I, p. 102 : « processus banals » ;
      M.
      linô gâlï, Traité de pathologie générale, t. II, p. 652 : « exemples banals » ;
      M.
      linô gâlï, Traité de pathologie générale, t. II, p. 374 : « saprophytes banals » ;
      M. Chantemesse, Traité de pathologie générale, t. II, p. 406 : « microbes
      banals ».
      J’ai pensé alors que c’était là une de ces fautes
      médicales que beaucoup répètent sur la foi d’un maître, sans remonter aux sources. Mais mon étonnement a grandi en trouvant in « Petits poètes du XVIIIe siècle », éd. Quantin, 1888, Notice sur la vie et les œuvres de Gresset, sous la signature de M. L. [(Léopold)] Derome, page XV : « compliments banals », et page XXII « des proverbes banals ».
      Enfin cet étonnement est devenu de la stupéfaction quand j’ai lu dans la « Revue », —je ne la désigne pas autrement, tout le monde sait qu’on dit la Revue, comme on disait autrefois Urbs, — t. 129e, année 1895, p. 413, ligne 4, sous la signature de M. Louis-Paul Dubois : « Ces moyens
      banals de publicité » ; — t. 137e, p. 919, de M. A. Bellessort : « ils ne sont que trop banals. »
      Je suis très perplexe avec mes « fours
      banaux ». A-t-on vraiment, à Paris, changé tout cela ? Mais alors qu’on le dise.
      J’ai consulté à ce sujet les projets de réforme proposés dans la « 
      Revue scientifique » par M. Richet, le fisiologiste. J’ai relu attentivement l’article de M. Michel Bréal, les corrections que M. Clédat a adoptées pour le « Bulletin de l’Université de Lyon », rien n’est venu me tirer d’incertitude.
      Banals ou banaux, voilà la question. Parmi les lecteurs du Lyon Médical, il ne manque pas de membres de l’Université capables de faire cesser mon angoisse. — (P.-J. Navarre, « Banals ou banaux » na Bulletin du Lyon médical , Librairie médicale de Louis Savy, Lyon, 15 Nabändüru 1896, 28e année, tome LXXXIII, numéro 46, lêmbëtï 391 → dîko mbëtï)
  2. (Sêndâ ndïä) puse
    • Arbitrage banal.
  3. (Zäzämä) ...
    • Cœur banal, générosité banale, amitié banale.
  4. sêngê
    • Je suis perplexe, comme on dit dans je ne sais quel bête de vaudeville. J’ai devant moi des épreuves dont j’étais près de donner le bon à tirer. J’y parle de fours banaux. Quand en coupant les pages du tome III du « Traité de médecine et de thérapeutique » publié sous la direction de M. Brouardel, mes yeux tombent, à la page 5, ligne 16, sous la signature de M. J. Girode, sur ces mots : « des faits assez banals ». J’ai cru d’abord à un lapsus d’imprimerie, n’ayant pas souvenance d’une exception pour banal de la règle du pluriel des noms et des adjectifs en al. J’ai ouvert une demi-douzaine de dictionnaires : l’Académie (1884), linô gâlï, linô gâlï, [Jean-François-Marie Bertet] Dupiney de Vorepierre, linô gâlï et linô gâlï ; partout j’ai vu que, quoique employé surtout au sens féodal, le pluriel de banal était bien banaux. Quel n’a pas été mon étonnement en poursuivant mon enquête de trouver presque toujours le pluriel banals ! Voyez plutôt :
      M.
      [Louis-Félix-Achille] Kelsch, Traité des maladies épidémiques, t. I, p. 93 : « microbes banals » ;
      M. J.
      [(Joseph)] Girode, Traité de médecine et de thérapeutique, t. I, p. 102 : « processus banals » ;
      M.
      linô gâlï, Traité de pathologie générale, t. II, p. 652 : « exemples banals » ;
      M.
      linô gâlï, Traité de pathologie générale, t. II, p. 374 : « saprophytes banals » ;
      M. Chantemesse, Traité de pathologie générale, t. II, p. 406 : « microbes
      banals ».
      J’ai pensé alors que c’était là une de ces fautes
      médicales que beaucoup répètent sur la foi d’un maître, sans remonter aux sources. Mais mon étonnement a grandi en trouvant in « Petits poètes du XVIIIe siècle », éd. Quantin, 1888, Notice sur la vie et les œuvres de Gresset, sous la signature de M. L. [(Léopold)] Derome, page XV : « compliments banals », et page XXII « des proverbes banals ».
      Enfin cet étonnement est devenu de la stupéfaction quand j’ai lu dans la « Revue », —je ne la désigne pas autrement, tout le monde sait qu’on dit la Revue, comme on disait autrefois Urbs, — t. 129e, année 1895, p. 413, ligne 4, sous la signature de M. Louis-Paul Dubois : « Ces moyens
      banals de publicité » ; — t. 137e, p. 919, de M. linô gâlï : « ils ne sont que trop banals. »
      Je suis très perplexe avec mes « fours
      banaux ». A-t-on vraiment, à Paris, changé tout cela ? Mais alors qu’on le dise.
      J’ai consulté à ce sujet les projets de réforme proposés dans la « 
      Revue scientifique » par M. Charles Richet, le fisiologiste. J’ai relu attentivement l’article de M. Michel Bréal, les corrections que M. Clédat a adoptées pour le « Bulletin de l’Université de Lyon », rien n’est venu me tirer d’incertitude.
      Banals ou banaux, voilà la question. Parmi les lecteurs du Lyon Médical, il ne manque pas de membres de l’Université capables de faire cesser mon angoisse. — (P.-J. Navarre, « Banals ou banaux » na Bulletin du Lyon médical , Librairie médicale de Louis Savy, Lyon, 15 Nabändüru 1896, 28e année, tome LXXXIII, numéro 46, lêmbëtï 391 → dîko mbëtï)
    • Quelque citation latine banale de ci, de là, un aphorisme philosophique ou pédagogique, une ironie forcée mais acerbe, rehaussent son prestige. — (Jean RogissartPassantes d’Octobre , Paris: Librairie Arthème Fayard, 1958)
    • a) La plupart des adjectifs en -AL font leur pluriel en -AUX.
      ● des conseils conjugaux
      EXCEPTIONS
      bancal, fatal, natal, naval
      ● des combats navals
      b) Certains adjectifs acceptent les deux pluriels, avec ou sans différence de sens ; les plus courants sont :
      banal : -aux quand banal est un terme féodal
      ● des moulins banaux [qui appartiennent au seigneur]
      -als (rarement -aux) au sens courant
      ● des propos banals
      final : souvent -als, rarement -aux
      ● des examens finals
      idéal : -als ou -aux
      ● des êtres idéals / idéaux
      prénatal : le plus souvent -als, rarement -aux
      ● des cours prénatals
      — (Jacqueline Bossé-Andrieu, Abrégé des règles de grammaire et d’orthographe , Presses de l’Université du Québec, Québec, 1996 ISBN 2-7605-0864-1, lêmbëtï 31)
    • Il y a une grande ironie : on cherche la perle rare et on tombe sur quelqu’un de banal. — (Iegor Gran, « Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l’impression de comprimer le temps » », in Charlie hebdo, n°1240, 27 avril 2016, page 15)
    • Il faut traduire ce qui est normal, la façon normale banale de parler dans une langue, dans ce qui est non moins banal et normal dans l’autre langue, même si dans cette autre langue, c’est très différent du mot à mot. — (Paul Veyne-)
    • À 19 h 20, après avoir dîné, les Washington ont entamé une partie de mistigri en écoutant de vieux succès de l’ère doo-wop. La conversation, en partie masquée par la musique, était banale. — (Dean Koontz, L’Escalier du diable , traduit de l’américain par Sébastien Danchin, Éditions de L’Archipel, 2020)

Âlïndïpa[Sepe]