moi

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Farânzi[Sepe]

Polïpa zo [Sepe]

moi \mwa\

  1. mbï
    • On n’accuse point ce voyageur d’aimer à parler de soi ; on lui pardonne tous ces je et tous ces moi, parce que c’est la manière la plus claire et la plus intéressante de raconter ce qu’il a vu. — (StendhalDe l’Amour, 1re préface de 1826.)
    • Il y avait en moi autre chose que ma volonté, et cette autre chose avait peur. Je me demandai ce que je pouvais redouter ; mon moi brave railla mon moi poltron, et jamais aussi bien que ce jour-là je ne saisis l’opposition des deux êtres qui sont en nous, l’un voulant, l’autre résistant, et chacun l’emportant tour à tour. — (Guy de Maupassant, « Sur l’eau », na La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 81.)
    • Alors, il faudra que moi j’attende ce jugement aux Cinq-Fontaines, entre ton Oncle, qui me narguera, et Adalbert qui ne se fera pas de bile et dont la placidité me mettra hors de moi. — (GypLe chambard: roman d'aujourd'hui, E. Flammarion éditeur, 1928, lêmbëtï 237)
    • Je l’écoutais à peine. J'avais cédé de guerre lasse. Elle avait l’ardeur de ses 16 ans et moi la lassitude de mes sept décennies. — (Yvette Grémillon, « Ce sac à main », na Boffo Ténouga et autres nouvelles, éditions Publishroom, 2016)

Pandôo [Sepe]

moi \mwa\ linô kôlï

  1. ...
  2. ...
    • Vous ne trouverez pas non plus cette douce égalité de sentiments, […], en épousant […] un homme qui ne pense qu’à lui, dont le moi est la note unique. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1855)
  3. ...
    • Le perfectionnement du moi est le fondement de toute la doctrine de Confucius. — (Jean-Jacques AmpèreLa Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • Si, par une analyse psychologique plus complète, Descartes avait reconnu l'importance de la notion de cause, s'il avait vu que la liberté est le fond même de la conception du moi, cela seul eût nécessairement modifié tout l'ensemble de sa doctrine ; …. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
    • Et il ne comprenait plus combien cette première forme de son moi conscient avait été meilleure et plus belle que la seconde, celle qui devait à l’esprit moderne vaniteux, égoïste et frondeur qui l’avait pénétré peu à peu. — (Isabelle EberhardtYasmina, 1902)
    • Sous le règne de ces savoirs, la littérature et une certaine philosophie qui se fait toujours plus poétique deviennent l'ultime refuge de cette part irréductible de notre expérience qu'est le moi et ses innombrables méandres; si goulûment décrits, si méticuleusement exposés, par tous les poètes et les romanciers au service de cette entreprise, chacun ajoutant son petit témoignage à soi à la montagne de nos recensions intimes. — (Argument, volume XXI, n° 2, printemps-été 2019, lêmbëtï 53)
  4. (Nzapä) ...
    • Ce qui s'est éveillé en nous à un certain moment, c'est le vieil Adam que saint Paul appelle le vieil homme, le « moi » au sens égocentrique du mot qui, au lieu d'écouter la voix de Dieu, a préféré s'écouter lui-même. — (Jean LafrancePersévérants dans la prière, MédiasPaul & Éditions Paulines, Paris/Montréal, 1982, lêmbëtï 170)
  5. ...
    • Pascal professe que « le moi est haïssable ». Le Bouddha va plus loin. Il affirme que le moi n'existe pas, qu'il est illusion, petite fumée, lueur dans la nuit. — (Hervé Clerc, Les choses comme elles sont, Gallimard, collection « Folio essais », 2011)
    • Mais, s'il est juste que le disciple puise sa joie dans la progression, il faut cependant se méfier du piège subtil qui guette tout chercheur spirituel et qui consiste à renforcer le moi, un super ego auréolé de spiritualité. — (Arnaud DesjardinsL'audace de vivre, Éditions de la Table Ronde, Paris, 1989, lêmbëtï 73)
  6. ...
  7. ...
    • Quand l’auteur rencontrait quelque passage obscur, et, à vrai dire, souvent cela lui arrivait, il croyait toujours que c’était le moi d’aujourd’hui qui avait tort. — (StendhalDe l’Amour, 1ère préface de 1826)

Âlïndïpa[Sepe]

  • Karan, Elke, Kêtê bakarî tî Sängö: Farânzi, Angelëe na Yângâ tî Zâmani, 1st ed., 1995 → dîko mbëtï